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Querencia est un mot qu’on ne traduit pas. Il appartient à l’espagnol, dérive du verbe querer qui signifie vouloir, désirer. Dans l’univers barbare de la corrida, la querencia désigne un endroit de l’arène où le taureau se sent en sécurité, un petit espace où il se régénère avant d’affronter les fous.



‘A querencia is a place the bull naturally wants to go to in the ring, a preferred locality... It is a place which develops in the course of the fight where the bull makes his home. It does not usually show at once, but develops in his brain as the fight goes on. In this place he feels that he has his back against the wall and in his querencia he is inestimably more dangerous and almost impossible to kill.’



- Ernest Hemingway, Death in the Afternoon




Querencia, c’est le désir d’un bout d’espace où l’on est invincible, le longing for a safe spot.



Les autres langues n’ont qu’à se débrouiller.

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© Julie Trémouilhe, dessin réalisé à partir d’une gravure sur
plaque de métal dont la technique échappe à l’auteure qui
n’avait pas dix ans à l’époque (ce qui n’étonnera personne)